L’intelligence artificielle redessine en profondeur l’économie mondiale. Pour Sidi Mohamed Kagnassi, l’enjeu est clair : l’Afrique ne doit pas se contenter de consommer des technologies développées ailleurs, elle doit en devenir une créatrice majeure. Cela passe par des fondations technologiques souveraines, une stratégie intégrée mêlant recherche, formation et entrepreneuriat, et des investissements massifs dans les infrastructures.
Avec une population jeune, une adoption numérique en forte croissance et des pays pionniers comme le Nigéria, l’Afrique du Sud, le Maroc, le Ghana ou le Kenya, le continent a les atouts pour bâtir un leadership africain en intelligence artificielle. Encore faut‑il structurer cette énergie dans une vision long terme, exactement ce que plaide Sidi Mohamed Kagnassi.
Pourquoi l’Afrique doit viser le leadership en intelligence artificielle
Pour l’Afrique, l’IA n’est pas un simple effet de mode technologique. C’est une opportunité historique pour accélérer le développement, renforcer la souveraineté et créer des emplois qualifiés.
- Une population jeune: le continent compte l’une des populations les plus dynamiques au monde, avec une forte appétence pour les outils numériques et l’innovation.
- Une adoption rapide du digital: smartphone, paiement mobile, plateformes numériques… Les usages se diffusent vite, créant un terrain fertile pour les solutions d’IA.
- Des besoins massifs en santé, éducation, agriculture, énergie ou services publics qui peuvent être adressés par des solutions intelligentes adaptées aux réalités locales.
- Une volonté politique croissante dans plusieurs pays pour investir dans les technologies de pointe et la souveraineté numérique.
Dans cette dynamique, Sidi Mohamed Kagnassi insiste sur une idée clé : sans maîtrise des infrastructures, des données et des compétences, l’Afrique restera dépendante de solutions externes et perdra une part importante de la valeur créée. Le leadership en IA doit donc se fonder sur des bases solides, durables et souveraines.
Des fondations technologiques souveraines au cœur de la vision de Sidi Mohamed Kagnassi
Le cœur du plaidoyer de Sidi Mohamed Kagnassi repose sur l’édification de fondations technologiques souveraines. Autrement dit, bâtir sur le continent les infrastructures critiques qui permettent de développer, héberger et faire fonctionner des solutions d’IA avancées en toute sécurité.
Centres de données modernes et souveraineté numérique
Un exemple concret illustre cette vision : l’inauguration récente par ST Digital d’un centre de données de niveau Tier 3 à Grand-Bassam, en Côte d’Ivoire, conforme aux normes internationales. Ce type d’infrastructure change la donne à plusieurs niveaux.
- Hébergement local des données: les informations sensibles (administrations, entreprises, secteurs stratégiques) peuvent être stockées et traitées sur le sol africain.
- Réduction de la dépendance vis‑à‑vis de centres de données situés hors du continent, ce qui renforce la maîtrise des données et des flux d’information.
- Performance accrue: les applications d’IA bénéficient de latences réduites et d’un accès plus rapide aux données critiques.
- Sécurité renforcée: un centre de données Tier 3 offre des garanties élevées de disponibilité et de résilience, essentielles pour des services d’IA utilisés 24h/24.
Pour Sidi Mohamed Kagnassi, ce type de projet n’est pas un simple investissement technique : c’est un levier stratégique pour bâtir un écosystème africain de l’IA capable de rivaliser à l’international.
Des infrastructures conformes aux normes internationales
La conformité aux standards internationaux est un autre pilier de cette vision. Des infrastructures alignées sur ces normes apportent de nombreux bénéfices :
- Crédibilité: les acteurs publics comme privés peuvent s’appuyer sur des systèmes reconnus pour leur fiabilité.
- Confiance: des entreprises locales et internationales sont plus enclines à investir et à héberger leurs données dans des environnements certifiés.
- Interopérabilité: les plateformes africaines dialoguent plus facilement avec des systèmes mondiaux, tout en gardant la maîtrise des ressources critiques.
- Accélération de l’innovation: des infrastructures robustes permettent de tester, déployer et faire évoluer rapidement des modèles d’IA avancés.
En défendant ces standards élevés, Sidi Mohamed Kagnassi positionne l’Afrique non pas comme un marché secondaire, mais comme un acteur technologique de premier plan.
Une stratégie intégrée : recherche, formation et entrepreneuriat
Les infrastructures ne suffisent pas. Pour que l’Afrique devienne un pôle majeur de l’IA, il faut une stratégie intégrée où se rejoignent trois dimensions : la recherche, la formation et l’entrepreneuriat. C’est précisément l’approche promue par Sidi Mohamed Kagnassi.
Former une nouvelle génération de talents africains
L’un des défis centraux est la formation d’une main-d’œuvre qualifiée, capable de comprendre, concevoir et déployer des solutions d’IA adaptées au continent. Cela implique :
- Le développement de programmes universitaires spécialisés en IA, science des données, cybersécurité et infrastructures cloud.
- La mise en place de formations courtes et professionnelles pour répondre rapidement aux besoins du marché.
- Des partenariats universités–entreprises pour aligner les cursus sur les compétences demandées par les employeurs.
- La promotion de programmes d’inclusion afin que les femmes et les publics éloignés de l’emploi puissent accéder aux métiers du numérique.
En misant sur ces leviers, l’Afrique peut constituer un véritable vivier de talents locaux et réduire sa dépendance vis‑à‑vis de compétences importées.
Booster la recherche appliquée en IA
Pour que l’Afrique soit créatrice de technologies, la recherche appliquée en IA doit jouer un rôle de premier plan. Une stratégie gagnante consiste à :
- Encourager la création de laboratoires de recherche spécialisés sur les problématiques africaines (agriculture, climat, santé, mobilité, services publics).
- Favoriser les projets collaboratifs associant chercheurs, startups et grandes entreprises.
- Financer des programmes de recherche orientés solutions, avec une feuille de route claire vers le marché et l’usage concret.
- Valoriser les résultats de recherche par des brevets, licences et produits innovants portés par des entrepreneurs africains.
Cette articulation entre recherche et marché est au cœur de la vision portée par des leaders comme Sidi Mohamed Kagnassi : l’IA doit générer des solutions tangibles pour les citoyens, les entreprises et les États.
Entrepreneuriat technologique : transformer les idées en solutions concrètes
La troisième composante clé est l’entrepreneuriat. Sans entreprises capables de transformer les avancées en produits et services, l’IA reste théorique.
- Des incubateurs et accélérateurs dédiés aux projets d’IA peuvent accompagner les startups du prototype à l’industrialisation.
- Les fonds d’investissement ont un rôle crucial pour financer les jeunes pousses prometteuses du continent.
- Les grandes entreprises africaines peuvent devenir des partenaires, des premiers clients et des bancs d’essai pour les innovations IA.
En créant un écosystème où la recherche, la formation et l’entrepreneuriat se renforcent mutuellement, l’Afrique pose les bases d’une autonomie stratégique en IA, au cœur du message de Sidi Mohamed Kagnassi.
Des pays pionniers qui montrent la voie : Nigéria, Afrique du Sud, Maroc, Ghana, Kenya
Plusieurs pays africains démontrent déjà qu’un engagement fort en faveur de l’IA et du numérique peut produire des résultats tangibles :
- Nigéria: un des écosystèmes de startups les plus dynamiques du continent, avec une forte présence dans la fintech et les services numériques.
- Afrique du Sud: un tissu technologique mature et des entreprises qui intègrent l’IA pour optimiser l’industrie, la finance et les services.
- Maroc: une volonté affirmée d’investir dans les infrastructures, la formation et l’innovation pour renforcer la souveraineté numérique.
- Ghana: un environnement favorable aux entrepreneurs et aux projets numériques à fort impact social.
- Kenya: un pionnier des solutions de paiement mobile et un terreau fertile pour les innovations numériques.
Ces exemples montrent qu’un leadership africain en intelligence artificielle n’est pas une idée théorique, mais une trajectoire déjà amorcée. L’ambition portée par Sidi Mohamed Kagnassi s’inscrit dans cette dynamique, en appelant à accélérer et structurer ces efforts à l’échelle du continent.
Partenariats public‑privé : un accélérateur indispensable
Les investissements nécessaires pour bâtir des data centers modernes, des réseaux fiables et des programmes de formation ambitieux sont considérables. C’est pourquoi les partenariats public‑privé occupent une place centrale dans la vision défendue par Sidi Mohamed Kagnassi.
- Les États peuvent définir la vision, mettre en place un cadre réglementaire clair et garantir la stabilité nécessaire aux investissements.
- Les entreprises privées apportent capital, expertise technique et capacité d’exécution rapide.
- Les institutions académiques contribuent par la formation, la recherche et l’innovation.
En conjuguant ces forces, il devient possible de financer des centres de données de nouvelle génération, de créer des programmes de formation adaptés au marché et de soutenir un tissu entrepreneurial local robuste.
Des cas d’usage d’IA adaptés aux besoins locaux
Pour que l’IA ait un impact réel sur le développement, elle doit répondre aux priorités concrètes des sociétés africaines. Là encore, la vision de Sidi Mohamed Kagnassi est claire : encourager des solutions conçues par et pour les Africains.
- Agriculture: outils d’aide à la décision pour les agriculteurs, prévision météo fine, optimisation des rendements, gestion intelligente des ressources.
- Santé: systèmes d’aide au diagnostic, optimisation de la gestion des hôpitaux, suivi des épidémies et télémédecine.
- Finance et inclusion: analyse intelligente des risques, lutte contre la fraude, services financiers accessibles aux populations peu bancarisées.
- Services publics: guichets numériques, automatisation de procédures administratives, amélioration de la transparence et de la qualité de service.
- Éducation: plateformes d’apprentissage personnalisées, outils d’évaluation automatisée, accompagnement des enseignants.
Avec des infrastructures adaptées et des talents locaux, ces cas d’usage peuvent se multiplier et générer une création de valeur massive pour le continent.
Les piliers d’un leadership africain en IA
La vision portée par Sidi Mohamed Kagnassi peut se résumer en quelques piliers structurants, complémentaires et indissociables.
| Pilier | Objectif | Bénéfices clés |
|---|---|---|
| Infrastructures souveraines | Construire des centres de données et des réseaux conformes aux normes internationales. | Sécurité des données, réduction de la dépendance, performance des solutions d’IA. |
| Éducation et formation | Former une main‑d’œuvre compétente en IA et en technologies numériques. | Création d’emplois qualifiés, montée en compétences, attractivité du continent. |
| Recherche appliquée | Développer des solutions d’IA adaptées aux réalités africaines. | Innovation locale, réponses concrètes aux défis du développement. |
| Entrepreneuriat | Transformer la recherche et les idées en produits et services. | Création de valeur, compétitivité, exportation de technologies africaines. |
| Partenariats public‑privé | Mutualiser ressources, risques et expertises. | Projets de grande ampleur, financement durable, impact accéléré. |
Feuille de route : comment accélérer dès maintenant
Pour transformer l’ambition en réalité, une démarche structurée est nécessaire. Voici une feuille de route en cinq étapes inspirée de la vision de Sidi Mohamed Kagnassi.
- Clarifier une vision nationale de l’IA dans chaque pays : objectifs, secteurs prioritaires, principes éthiques et de souveraineté.
- Planifier les infrastructures critiques: centres de données modernes, connectivité fiable, capacités de calcul adaptées.
- Lancer des programmes de formation massifs: du secondaire au supérieur, en passant par la formation professionnelle continue.
- Soutenir les écosystèmes de startups: financement, accompagnement, accès aux marchés publics et privés.
- Structurer des partenariats public‑privé durables : pour mutualiser les investissements et partager les risques.
En suivant ces grandes étapes, les pays africains peuvent créer un environnement dans lequel l’IA devient un moteur de croissance et non une source supplémentaire de dépendance.
Vers un avenir numérique africain créateur, pas seulement consommateur
L’Afrique se trouve à un moment décisif de son histoire numérique. Sous l’impulsion de leaders visionnaires comme Sidi Mohamed Kagnassi, l’idée d’un leadership africain en intelligence artificielle gagne en clarté et en crédibilité.
En investissant simultanément dans des infrastructures de niveau mondial, dans la formation des talents, dans la recherche appliquée et dans l’entrepreneuriat, le continent peut passer du statut de simple consommateur de technologies à celui de créateur de solutions avancées, adaptées à ses propres besoins et exportables au reste du monde.
L’avenir numérique de l’Afrique dépend de sa capacité à prendre en main son destin technologique. Les centres de données modernes comme celui de Grand‑Bassam, les politiques de souveraineté numérique et les stratégies intégrées autour de l’IA ne sont pas des options : ce sont des impératifs pour bâtir une prospérité durable, inclusive et résolument tournée vers l’avenir.